Appel de textes, 2010-2011, vol. 2, n⁰1
Le mardi 6 juillet 2010
Appel de texte pour La Relève, vol. 2 n˚ 1
« Enjeux contemporains en éducation dans la francophonie canadienne »
La Relève, journal des étudiants de la francophonie canadienne, fait appel à la participation de ses collègues des diverses provinces du Canada pour le premier numéro de sa deuxième année de publication, qui sera distribué le 15 septembre prochain sur 18 campus du pays, de la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse, à raison de 10 000 exemplaires.
À la fois journal d’actualité et revue intellectuelle, La Relève propose, à sa façon, de raviver un débat et un questionnement national canadien-français par un dialogue entre les multiples communautés francophones du pays. Sa mission est de contribuer à la mise en scène (expression, visibilité) et à la mise en sens (réflexions convergentes) de la francophonie canadienne dans ce qu’elle a de collectif, de renouer avec une histoire et des problématiques communes, et de réfléchir tant aux causes qu’aux conséquences de sa fragmentation contemporaine.
La Relève propose cette année à ses lecteurs un dossier thématique au sein de chaque numéro, qui sera l’occasion de réfléchir in extenso à une thématique d’intérêt pour la francophonie canadienne. Si l’année dernière l’entièreté des numéros de La Relève se consacrait à une thématique précise, cette dernière se trouvera cette fois circonscrite à un dossier spécial comportant la majorité mais non la totalité des articles publiés. À ce titre, La Relève accueille maintenant en ses pages les publications qui ne portent pas directement sur la thématique du dossier spécial, mais portent plus généralement sur la francophonie canadienne et les enjeux auxquels elle est confrontée.
Dossiers thématiques 2010-2011 : présentation et appel à des contributions
La Relève propose cette année trois dossiers thématiques qui contribueront à nouveau à une réflexion globale sur la francophonie canadienne. Il y sera question, chronologiquement, a) de l’éducation, vecteur et vitrine séculaires de l’affirmation, de la transmission et des enjeux collectifs des Canadiens-français, b) de la francophonie canadienne comparée aux sociétés aux prises avec des contextes, des structures et des enjeux sociopolitiques semblables, à mêmes d’inspirer ou de questionner l’état et les stratégies de la francophonie canadienne et de l’État canadien, puis, dans l’esprit de nouveauté de La Relève, c) de réflexions proposant des voies d’avenir aussi diverses qu’originales afin d’assurer la pérennité et l’épanouissement de la francophonie canadienne.
N˚ 1 (15 septembre 2010) : Enjeux contemporains de l’éducation au Canada français.
N˚ 2 (8 décembre 2010) : Études comparatives : la francophonie canadienne, les États plurinationaux et les petites nations.
N˚ 3 (8 mars 2010) : Perspectives et voies d’avenir pour la francophonie canadienne.
Pour l’heure, nous invitons les étudiants en éducation, en philosophie, en sociologie, en science politique, en histoire, en droit, en démographie, en géographie et en littérature, ainsi que tous les étudiants en disciplines connexes, à soumettre des propositions d’articles (200 mots) portant sur l’une et/ou l’autre des deux thématiques suivantes avant le lundi 26 juillet prochain :
1) Éducation, société contemporaine, individus et communauté au Canada français : quelle école pour la francophonie canadienne? L’école canadienne-française comme reflet d’une communauté d’histoire et de culture ou vitrine sur une société d’individus? Comment concilier les objectifs éducatifs de transmission d’une culture commune, d’apprentissage des savoirs et d’épanouissement de la personne? Le « renouveau pédagogique » en éducation est-il bénéfique à la transmission culturelle? En outre, quel rôle social assume aujourd’hui l’école canadienne-française? Et quel a été son rôle historique? De même, quels sont les défis et les solutions que posent et proposent, aujourd’hui et historiquement, à l’école canadienne-française le statut minoritaire de sa communauté francophone, l’individualisme et le pluralisme culturel ou religieux de ses étudiants? D’ailleurs, quelle construction identitaire a court dans l’école canadienne-française, au nom de quelle culture commune et au nom de quels principes? Enfin, le nombre d’étudiants inscrits à une éducation en français est-il à la hausse ou à la baisse? Comment se compare le succès scolaire des francophones et des anglophones au Canada? En quoi l’école canadienne-française contemporaine assiste-t-elle et se propose-t-elle de remédier au « décrochage culturel » de ses étudiants?
2) Complétude institutionnelle, sphères juridique et politique, et francophonie canadienne : en quoi l’école canadienne-française a-t-elle, ou non, bénéficié des politiques de complétude institutionnelle depuis la Loi constitutionnelle de 1982 (Charte canadienne des droits et libertés) et la Loi sur les langues officielles de 1969? Les critères juridiques et constitutionnels de financement et de construction des écoles francophones permettent-ils d’offrir de manière satisfaisante une éducation en français aux « ayants-droits »? De plus, quelles sont les conséquences pour l’école, aussi bien en lien à la matière enseignée qu’en lien à sa gestion, d’une complétude institutionnelle s’effectuant au niveau provincial plutôt qu’au niveau national? Quels sont les défis et les enjeux reliés aux transformations que connaissent le droit et les communautés francophones, notamment en lien au caractère confessionnel ou laïc de leurs institutions scolaires? Quelles sont les limites de la voie juridique afin d’assurer l’éducation en français et quelles contraintes politiques et structurelles doivent être surmontées afin d’assurer le développement et la pérennité des institutions scolaires? Plus largement, quel sens donner aux revendications sur l’éducation dans l’histoire de la francophonie canadienne, notamment en matière politique, juridique et sociétale? Et quels sont les nouveaux terrains de lutte et de contestation en matière d’éducation en francophonie canadienne? À ce titre, l’éducation est-elle, ou saurait-elle, être l’objet d’un rapprochement stratégique et politique des communautés francophones au Canada?
Si vous souhaitez écrire un article analytique de 1 750 à 2 100 mots portant sur l’une ou l’autre de ces thématiques, ou sur un enjeu d’intérêt pour la francophonie canadienne, nous vous prions d’envoyer un courriel à journal.lareleve@gmail.com, en présentant a) votre aire de spécialisation universitaire et d’intérêt intellectuel, b) l’université dans laquelle vous étudiez, c) votre niveau d’étude universitaire, ainsi qu’une d) proposition d’article d’environ 200 mots, au plus tard, le lundi 26 juillet 2010 pour le premier numéro de la seconde année de La Relève.
Les textes complets doivent être soumis pour révision, évaluation et sélection (en fonction de leur rigueur, de leur pertinence et de l’économie du numéro) au plus tard le mercredi 17 août prochain à l’adresse courriel susmentionnée en format .doc, suivant le guide de rédaction proposé sur le site web de La Relève. La soumission finale des textes sélectionnés — révisés et corrigés — devra être remise au plus tard le mercredi 1er septembre 2010.
Au plaisir de vous lire,
Serge Miville, codirecteur du dossier thématique
Tina Desabrais, codirectrice du dossier thématique
Jean-François Laniel, rédacteur en chef
journal.lareleve@gmail.com
www.journallareleve.com
L’appel de textes est également disponible en format pdf.: Télécharger ici