Le projet universitaire en Ontario français : de l’autonomie aux services

« Je reconnais l’efficacité d’une université homogène francophone, pas seulement pour l’épanouissement de la culture francophone en Ontario, mais pour […] don­ner l’opportunité [et] les moyens institutionnels à cette communauté pour qu’elle soit engagée pleinement dans le monde moderne1. »

Richard Allen, ministre des Collèges et des Universités de l’Ontario, 2 janvier 1991.

 

Pour le ministre Allen, l’autonomisation dans le domaine universitaire représentait un pas vers la « modernité » pour la communauté nationalitaire qu’est l’Ontario fran­çais. Faute d’un État et d’un territoire, l’autonomie des commu­nautés « nationalitaires2 » repose sur leurs institutions, selon la théorie de la complétude institutionnelle de Raymond Breton3. L’aspiration à l’autonomie dans le domaine universitaire fut pendant longtemps une revendication majeure du leadership franco-ontarien. Cet article se veut un point d’ordre sur les ré­centes mobilisations en faveur de la désignation des universités bilingues en vertu de la Loi sur les services en français, désig­nation qui, croyons-nous, ne répondrait pas au cœur du défi linguistique de ces institutions. Ces mobilisations surviennent alors que le discours en faveur d’une université francophone semble être abandonné par la communauté comme horizon de possibilité. Elle semble désormais résignée à accepter, comme seule perspectivé d’avenir, la préservation des services actuels. Signe d’épuisement ou signe de dépolitisation, ce déplacement discursif nous semble préoccupant.

 

L‘autonomie et la question universitaire

Au tournant des années 1980, dans le cadre du rapatriement de la Constitution, l’Ontario refusa de se déclarer bilingue et d’y officialiser l’égalité des langues officielles comme le souhaitait le réseau associatif franco-ontarien4. Les Libéraux adoptèrent plutôt, en 1986, une Loi sur les services en français (LSF) garantissant la prestation de services en français dans 22 ré­gions désignées5. Le réseau associatif voyait dans cette légis­lation un tremplin potentiel vers l’atteinte du statut officiel pour la langue française6, espoir qui ne s’est finalement jamais réalisé. L’Ontario français obtint toutefois trois collèges com­munautaires francophones par l’entremise de la LSF. Ce gain institutionnel apparaissait comme une légitimation de son aspiration à l’autonomie au niveau postsecondaire7. Pourtant, en tant qu’institutions indépendantes de l’État, les universités bilingues ont résisté à ce mouvement d’autonomisation et ont plutôt choisi d’augmenter la gamme de cours en français.

Tête de boeuf musqué, Pascal Huot, selle de vélo, corne, fil de fer, acrylique, colle et verni, 30 x 48.6 x 21.3 cm, 2004.Tête de boeuf musqué, Pascal Huot, selle de vélo, corne, fil de fer, acrylique, colle et verni, 30 x 48.6 x 21.3 cm, 2004.

L’histoire des universités bilingues ontariennes est assez par­ticulière8. L’Université d’Ottawa est considérée comme l’un des plus importants lieux de haut savoir du Canada français. Celle-ci avait été fondée par les Oblats en 1848 dans le but de d’offrir une formation supérieure aux Catholiques de l’Outaouais. Malgré une majorité d’étudiants canadiens-français parmi ses rangs, elle suspendit l’enseignement en français entre 1874 et 19019. En 1965, elle céda sa charte pontificale à son nouveau collège fédéré (Saint-Paul) pour devenir une institution la­ïque et bilingue financée par l’État. La valeur fondamentale de l’Université d’Ottawa passait ainsi de la religion à la langue. La Loi de l’Université d’Ottawa lui accordait un mandat spéci­fique, celui de « favoriser le développement du bilinguisme et du biculturalisme et [de] préserver et développer la culture française en Ontario10 ». Toutefois, les exigences de bilinguisme au premier cycle y furent suspendues en 1992, selon une logique marchande de recrutement. L’université majoritairement fran­cophone (64 % en 1958) en devint une à majorité anglophone (70 % en 2007) en quelques décennies11. Son mandat spécial en­vers l’Ontario français et le « biculturalisme » fut, en quelque sorte mise au rancart lorsqu’elle suivit l’initiative des autres universités de langue anglaise en éliminant ses exigences de bilinguisme12, et ce, malgré la multiplication des programmes d’immersion française aux niveaux primaire et secondaire. Voi­là un intéressant moyen de « développer » l’Ontario français …

La création de l’Université Laurentienne, pour sa part, re­monte à 1960, lorsque le Collège du Sacré-Cœur forma une fédération pluriséculaire et bilingue. Sa laïcisation procédait également de sa volonté d’obtenir du financement de Queen’s Park et de mieux desservir les jeunes anglophones, franco­phones et autochtones du Nord ontarien. Sa garantie juridique envers le bilinguisme était bien plus floue qu’à l’Université d’Ottawa, stipulant simplement que l’université avait le droit « to establish and maintain » des programmes et des facultés « in either or both of the French and English languages »13. En moins d’une décennie d’existence, la Laurentienne abandonna l’équilibre entre les effectifs anglophones (de 48 % en 1960 à 85 % en 1965) et francophones (de 52 % à 15 %14) et l’exigence de bilinguisme de ses étudiants. Dans les deux cas, l’état du français en venait à dépendre de la bonne volonté des indivi­dus qui œuvraient au sein de cette structure bilingue. Fonc­tionnant principalement en anglais, nombre de francophones, notamment es sciences, étaient contraints de suivre certains cours dans la langue majoritaire. L’Université Laurentienne ne s’était pas vue octroyer un mandat spécifique envers les Franco-Ontariens ce qui se reflétait dans le faible niveau d’engagement de l’institution envers ces derniers. Il n’est pas surprenant que c’est en son sein que le mouvement pour la création d’une uni­versité de langue française ait vu le jour, mouvement par ail­leurs presque aussi ancien que l’institution elle-même. Plus­ieurs solutions envisagées visaient l’autonomisation du corps étudiant et professoral francophone, comme la fondation d’un collège français ou l’instauration de la dualité linguistique au sein de certains départements. L’administration à majorité an­glaise préféra, pour sa part, augmenter la quantité de cours en français, refusant souvent catégoriquement de s’engager dans la voie de l’autonomie15. Le recteur John Daniel avait d’ailleurs justifié son refus du bicaméralisme en 1991 en disant qu’il fallait éviter la voie ségrégationniste (!) de l’Afrique du Sud16.

Pour certains professeurs, dont l’historien Gaétan Ger­vais et l’économiste Jean-Charles Cachon, le modèle des établissements d’enseignement bilingues était dépassé. Il avait été abandonné par les collèges classiques catholiques au tournant du XXe siècle et par les écoles publiques au mi­lieu du XXe siècle, au fur et à mesure que l’on y constatait un bilinguisme soustractif aux dépens des francophones. Les Universités d’Ottawa et Laurentienne demeurent ainsi les exceptions à cette règle17. L’Association canadienne-fran­çaise de l’Ontario (ACFO) berçait déjà, à la fin des années soixante, le rêve d’autonomie lorsqu’elle se prononça en fa­veur de la francisation complète et éventuelle de l’Université d’Ottawa. Elle en viendra plus tard, vers la fin des années 1980, à revendiquer la construction d’une université compo­sée de plusieurs campus satellites (à l’image de l’Université de Moncton) qui permettrait l’établissement d’« un milieu de vie [et d’] un endroit où la francophonie sera[it] la préoccu­pation première »18. Pour les délégués du congrès « Franco-Parole II » de 1991, l’autonomie dans le domaine universita­ire représentait aussi une stratégie de rattrapage pour pallier les taux supérieurs d’analphabétisme et de décrochage sco­laire chez les francophones et pour « participer pleinement à la vie culturelle, sociale, politique et économique »19.

L’évaporation de cette aspiration, au cours des années 1990, semble paradoxale lorsque l’on constate que le gouvernement ontarien décide de créer trois collèges de langue française (1990-1995), attribue la gestion des établissements scolaires à des commissions francophones (1998)20 à la suite du juge­ment Mahé, et reconnaît la légitimité d’un établissement hos­pitalier francophone (Montfort) en 200221. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce désagrégement : l’indépendance des uni­versités par rapport à l’État, l’embauche à la Laurentienne de professeurs de disciplines scientifiques peu sensibilisés à la réalité franco-ontarienne22, les défis institutionnels de l’ACFO, l’instabilité économique, et on en passe…

 

Le milieu universitaire en Ontario français, une question de services

Entretemps, l’idée selon laquelle l’offre de cours en fran­çais suffisait aux Franco-Ontariens gagnait en popularité. À l’automne 2005, des promoteurs de l’Université d’Ottawa effec­tuèrent du recrutement uniquement en anglais lors d’une foire à Toronto23. La pétition « SOS Université d’Ottawa » qui cir­cula par la suite recueillit plus de 1 200 signatures en vue de « sauver » les services à la minorité à l’Université d’Ottawa24. La Commission permanente des services et programmes en fran­çais fut subséquemment créée pour encourager un virage en ce sens. Depuis, elle a réussi à améliorer les services culturels et à légèrement augmenter le taux d’inscription des francophones (de 30 à 32 % entre 2006 et 201025). Elle se fait toutefois tou­jours hésitante devant les discussions entourant l’autonomie ou la dualité linguistique. Un sondage effectué par L’Orignal déchaîné en 2006 avait révélé que les deux tiers des étudiants francophones recensés de l’Université Laurentienne auraient préféré étudier dans une institution unilingue française. L’As­sociation des étudiantes et étudiants francophones hésita à ap­puyer l’idée, stipulant qu’il valait mieux améliorer l’institution bilingue que d’aspirer à un autre modèle. Fondé en 2009, le Re­groupement étudiant franco-ontarien composé d’étudiants des onze établissements offrant des programmes postsecondaires de langue française s’est donné comme vision que les Franco-Ontariens « étudient en français dans le programme et la région de leur choix, dans un contexte où elles et ils gèrent les leviers de leur éducation27 ». Cet organisme a toutefois surtout posé des gestes en vue d’améliorer les programmes existants et d’en créer des nouveaux, sans pour autant remettre en question les limites du régime actuel26.

 

À l’automne 2011, des professeurs tant à l’Université d’Ottawa qu’à l’Université Laurentienne ont entrepris des démarches afin de désigner ces universités sous la LSF28. Cette désignation semblait être la seule manière, à l’intérieur des institutions existantes, d’as­surer un seuil minimal de services et de programmes29. Toutefois, les craintes d’enquêtes du Commissariat aux services en français, sans compter l’obligation de devoir continuer à offrir indéfiniment les services et cours actuels, a initialement fait hésiter l’administra­tion30. Un comité a récemment été mis sur pied afin de se pencher sur l’éventualité d’une désignation partielle31. Au dire du politolo­gue Richard Théoret, « à court terme, [la désignation sous la LSF] ne change rien parce que nous demandons seulement de protéger les programmes acquis32 ». La désignation pourrait aussi ralentir les compressions dans l’offre de cours, estiment ses promoteurs. Toutefois, comme l’affaire Gigliotti c. Conseil d’administration du Collège des Grands Lacs l’avait démontré, la LSF ne peut renver­ser la directive d’un ministère si la Cour ne juge pas le programme touché vital à l’Ontario français33. La désignation sous la LSF ne ferait donc que remettre le destin de la collectivité à la remorque des juges et de conseils d’administration où les francophones sont souvent minoritaires.

À la Laurentienne, l’administration craint « d’appauvrir des programmes en français existants […] simplement pour finan­cer la création de nouveaux programmes qui ne sont pas actuel­lement offerts en français34 » à la suite d’une éventuelle dési­gnation. Les compressions récentes dans l’offre de cours pour causes budgétaires illustrent bien les limites de la bonne volon­té du Conseil des gouverneurs. C’est ainsi que la Laurentienne a créé deux écoles professionnelles primordiales au plan régional – l’École de médecine du Nord de l’Ontario (2005) et l’École d’architecture Laurentienne (2013) – qui n’offrent aucun cours dans la langue de Molière. « Les francophones pourront faire des projets en français et les remettre dans cette langue aux professeurs35 ». Quel privilège que d’offrir aux Franco-Onta­riens des écoles anglaises où ils perfectionneront leur langue maternelle par leurs propres moyens! À l’inverse de l’Université d’Ottawa qui tâche d’améliorer son image auprès de la commu­nauté franco-ontarienne, la Laurentienne, selon son dernier plan stratégiquet cherche seulement à maintenir les inscrip­tions francophones sans pour autant prendre acte des critiques formulées à son endroit dans ce dossier36.

Cette tension entre l’autonomie et les services dans le domaine universitaire persiste en grande partie parce que le leadership communautaire a cessé d’exposer ses lacunes en matière de ser­vices et de réclamer l’autonomie. Les temps économiques sont difficiles, mais doivent-ils miner l’aspiration de cette minorité « nationalitaire » de vivre en français et d’être, avec plusieurs limites, maître de son destin? Si le modèle actuel doit perdu­rer, les francophones ne devraient pas avoir à payer le prix de ses lacunes. Rien ne laisse présager que les 18 000 étudiants ontariens qui poursuivent actuellement des études en français seraient trop peu nombreux pour une université. L’Ontario a créé pas moins de quatre universités depuis 1997 avec des corps étudiants moins nombreux dans trois des cas. L’autonomie pourrait aussi être atteinte par différents moyens, peut-être même au sein de certaines institutions existantes. Une désigna­tion sous la LSF protégerait certains acquis. Cela étant dit, l’as­piration de l’Ontario français sur cette question semble reculer tout comme la volonté de la majorité anglophone de lui faire des concessions. Seule une discussion à grande échelle au sein de cette communauté lui permettrait de prendre en ses propres mains les conditions de son accès à la modernité.

 

Références

1. Richard Allen dans Brigitte Bureau, « L’Université française en Ontar­io : On attendra encore », L’Express de Toronto, 2 janvier 1991.

2. Joseph Yvon Thériault, « Entre la nation et l’ethnie : sociologie, société et communautés minoritaires francophones », Sociologie et sociétés, vol. 26, no 1 (1994), p. 15-32.

3. Raymond Breton, « Institutional Completeness of Ethnic Communities and the Personal relation of Immigrants », American Journal of Sociology, no 70 (1964), p. 193-205.

4. Serge Miville, « À quoi sert au Canadien français de gagner l’univers canadien s’il perd son âme francophone? » Représentations identitaires et mémorielles dans la presse franco-ontarienne après la « rupture » du Canada français, Université d’Ottawa, Thèse de maîtrise en histoire, 2012, p. 125-174.

5. Richard Théoret, « Mise en œuvre de la loi 8 : du contrat social à la révolution du bon sens », dans Julie Boissonneault et Michel Giroux (dir.), La loi 8, la Charte et l’avenir. Réflexions sur les droits linguistiques de l’Ontairo français, Sudbury, Institut franco-ontarien, 2010, p. 75.

6. Miville, op. cit., p. 216-228.

7. Loi sur les services en français, 1990, article 9.

8. Voir aussi à ce sujet : Gaétan Gervais, « L’enseignement supérieur en Ontario français, Revue du Nouvel-Ontario, no 7 (1985), pp. 11-52.

9. Gaétan Gervais, « Note critique. La dualité linguistique à l’Université d’Ottawa », Revue du Nouvel-Ontario (1989), 221-229.

10. [S.a.], [Gouvernement de l’Ontario], Loi concernant l’Université d’Ottawa, LO 1965, c 137, art 4c). Disponible en ligne [http://web5.uottawa.ca/admingov/loi-universite.html]. Document consulté le 22 février 2012.

11. Graham Fraser, Sorry, I Don’t Speak French. Confronting the Can­adian crisis that won’t go away, Toronto, McLellan and Stewart, 2006, p. 202.

12. Fraser, Sorry I Don’t Speak, op. cit., p. 206.

13. Guy Gaudreau, « Les années 1960 à 1971 : un optimisme démenti », dans Matt Bray, (dir.), L’Université Laurentienne. Une histoire, Montréal/Kingston, McGill-Queen’s University Press, 2010, p. 215.

14. Ibid., p. 217.

15. Guy Gaudreau, « L’enseignement en frnaçais et le bilinguisme. De 1984 à aujourd’hui: tout va très bien madame la Marquise », dans Bray, L’Université Laurentienne, op. cit., p. 248.

16. Ibid., p. 256.

17. Gervais, « Note critique », op. cit., 229.

18. Rolande Faucher, citée par Pierre Allard, « Parlons d’une université française », Le Droit, 16 septembre 2011.

19. ACFO du Grand-Sudbury, Franco-Parole II, Sudbury, [s.é.], 1991, p. 2.

20. Mahé c. Alberta, Ottawa, Cour suprême du Canada, 1990, p. 342.

21. Michel Gratton, Montfort. La lutte d’un peuple, Ottawa, Centre fran­co-ontarien en ressources pédagogiques, 2003.

22. Gaudreau, « L’enseignement en français et bilinguisme », p. 250.

23. Fraser, Sorry I Don’t Speak, op. cit., p. 205.

24. Marie-Joie Brady, SOS Université d’Ottawa, dans Petition Online, disponible en ligne [http://www.petitiononline.com/petitions/SOSUO/signatures]. Page consultée le 7 janvier 2012.

25. « Le bilinguisme à l’Université d’Ottawa », La Rotonde, 10 janvier 2011, p. 3.

26. [S.a.], « Les résultats du sondage », L’Orignal déchainé, vol. 20, n˚ 6 (10 janvier 2007), p. 1-3.

27. RÉFO, « Les étudiant.e.s francophones de l’Ontario décident de leur vision d’avenir », Communiqué de presse, 21 juin 2010, disponible en ligne [http://raefbo.wordpress.com/]. Page consultée le 24 janvier 2012.

28. L’ex juge de la Cour suprême Michel Bastarache l’avait suggéré en 2006.

29. Thomas Gerbet, « Loi 8 : les professeurs francophones de la Lauren­tienne se prononceront », Radio-Canada, 22 novembre 2011, disponible en ligne, [www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2011/11/22/004-laurenti­enne-bilingue-loi.shtml]. Page consultée le 23 décembre 2011.

30. Philppe Orfali, « La loi 8 fait trembler l’Université d’Ottawa », Le Droit, 17 novembre 2011.

31. Rapport annuel 2010-2011, p. 6; « Communiqué : L’Université d’Ottawa et le commissaire Boileau amorcent des discussions au sujet d’une possible désignation sous la LSF », Université d’Ottawa, 27 janvier 2012.

32. Richard Théorêt, dans Relief, Télé française de l’Ontario, 12 décembre 2011.

33. Gigliotti c. Conseil d’administration du Collège des Grands Lacs, To­ronto, Cour d’appel de l’Ontario, 2003, paragraphe 51.

34.« Loi 8 : Les professeurs francophones de la Laurentienne se pro­nonceront », Radio-Canada, 22 novembre 2011, [www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2011/11/22/004-laurentienne-bilingue-loi.shtml], page consultée le 1er février 2012.

35. Bulletin de nouvelles régionales, Radio-Canada, Nord de l’Ontario, 13 février 2012.

36. Plan stratégique 2012-2017, Sudbury, Université Laurentienne, 2012, p. 12-13, disponible en ligne [http://www.laurentienne.ca/telechar­geable/planstrategique/]. Document consulté le 20 février 2012.

Originaire de Val-Thérèse, Serge Dupuis a étudié l’histoire du Canada français à l’Université Laurenti­enne et à l’Université d’Ottawa. Il poursuit actuelle­ment un doctorat à l’Université de Waterloo.

Originaire d’Azilda, Michel Laforge est étudiant à la maîtrise en histoire franco-ontarienne à l’Université Laurentienne.

 

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